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CONSERVATION
                           RESTAURATION

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Les derniers travaux importants sur l’église datent de juin 1980 où une réfection de la toiture a été réalisée par l’entreprise Goudalle à l’initiative de la municipalité et de son Maire Louis Harlé. 

 

Des travaux de restauration partiels des vitraux ont été également réalisés en 1982. 

Des travaux d’entretien ont été depuis régulièrement assurés par les municipalités successives.

Début 2019, dans le souci de veiller à sa pérennité, le Maire André Goudalle a proposé au Conseil Municipal de choisir un architecte du patrimoine afin d'établir un diagnostic complet de l'édifice et d'envisager une programmation des travaux à réaliser, en tenant compte des capacités financières de la commune.

En 2022 un diagnostic complet de l’église a été entrepris.

Ci-dessous est présentée une synthèse du diagnostic et préconisations détaillées de conservation et de restauration.

Ce diagnostic conclue à la nécessité d’envisager des travaux qui se décomposeraient en 5 phases distinctes :

  • Une phase pour la tour clocher et une possible consolidation des fondations qui nécessite une étude complémentaire,

  • trois phases de travaux extérieurs (maçonnerie et toiture) sur les chapelles nord, chapelles sud ainsi que le chœur,

  • une dernière phase de restauration des décors intérieurs, de mise en conformité électrique, d’amélioration de l’éclairage, de la ventilation et du chauffage.

Ces conclusions ont été présentées par l’architecte du patrimoine en présence de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) et du Département, partenaires pouvant accompagner financièrement la municipalité dans ce projet.

L'architecture du patrimoine a proposé de procéder à des études complémentaires ayant pour objet la stabilité des fondations. Ces études géotechniques ont été réalisées en juin 2023 mais le rapport n'a pas encore été transmis.

 

Synthèse du diagnostic d’après le document Diagnostic, Juin 2022,Partie VI « État sanitaire », pages 71 à 98.

 

Éric BARRIOL, architecte du patrimoine, 45, rue Saint-Honoré 75001 Paris

Éric MISSON, E2MH, économiste de la construction, 119, rue Jacques Brel 77310 Saint-Fargeaux-Ponthierry

Marie-Paule BARRAT, restauratrice de tableaux et peintures murales, 2ter, rue de l’Île Maurice 02300 Blérancourt

 

Signes d’instabilité

  • Dans le clocher :

    • Fissures rebouchées au ciment formant un arc de décharge au-dessus de la porte, sur les parements extérieurs du clocher, en façade ouest, 

    • Fissure dans les voussures de la porte, 

    • Joints ouverts entre les claveaux de l’oculus.

  • Fissures verticales sous les baies à l’intérieur et à l’extérieur des deux chapelles adossées au clocher et des premières chapelles des bas-côtés sud et nord.

  • Fissures traversant les murs de refend, cotés nord et sud de l’Arc Triomphal.

  • Désordres dans l’extérieur du chœur :

    • Reprises en briques industrielles rouge-bordeaux du premier contrefort nord-est du chœur,

    • Déformation et fissures rebouchées au ciment au-dessus du même contrefort,

    • Déformation du plein de travée au-dessus de la troisième baie nord,

    • Fissures rebouchées au ciment au-dessus du premier contrefort nord du chœur, déformation nettement visible.

  • Fissures verticales en pignons est des deux chapelles du pseudo-transept entre les maçonneries différentes des anciens contreforts en briques et le mur en pierre des chapelles.

  • Fissures de décollement entre les fausses-voûtes en briques posées à plat et les murs-gouttereaux en briques dans la nef, le pseudo-transept et le chœur.

Préconisations                         

  • Études complémentaires :

    • Aléas retrait-gonflement, faibles sous le chœur et moyens sous le cloche ( carte BRGM ) : sondages pressiométriques.

    • Infiltration d’eau : prélèvement par carottage dans le mur. 

    • Étude de stabilité de chaque ouvrage.

    • Sondages stratigraphiques pour connaître la nature du sol.

  • Sans les études complémentaires, on pourrait :

    • Conforter le clocher par la mise en place de tirants,

    • Conforter l’Arc triomphal par la mise en place d’un achelet en béton

    • Conforter le chœur par le remaillage des fissures

 

Joints, enduits, revêtements extérieurs

  • Vastes zones de joints vidés dans les maçonneries en briques en façade ouest du clocher, sur la tourelle d’escalier, en pleins-de-travées des fenêtres hautes de la nef, côté sud et sur les contreforts du chœur.

  • Reprises de maçonneries de briques anciennes avec des briques rouge-bordeaux plus modernes jointoyées au ciment.

  • Nombreux rejointoiements au ciment sur des maçonneries en briques.

  • Nombreux rejointoiements sur des maçonneries en pierre, surtout en sous-bassement.

  • Un ragréage au ciment remplace les corniches disparues de la nef et du chœur, aplat qui court sur tout l’édifice, masqué par une planche fixée sous l’égout de toiture.

  • Casses et lacunes dans les revêtements en tuiles plates scellées au mortier de chaux de ton ocré qui protègent des intempéries les deux premières travées du chœur, côté sud, autour des fenêtres hautes et la dernière du chœur, avant le pseudo-transept. 

  • Vestiges d’enduit à pierre vue et décor de faux-joints lissés en pignon de la chapelle Sainte-Anne, côté sud.

Préconisations

  • Les parements extérieurs en briques et en pierre doivent être nettoyés, purgés de tout ciment, rejointoyés, le blocage interne doit être régénéré.

  • Les vestiges d’enduit à faux-joint doivent être conservés à titre de témoins archéologiques.

  • La corniche de la nef et du chœur doit être restituée.

  • Les parements extérieurs doivent être restaurés, les pierres fracturées ou érodées doivent être changées, les blocages internes, régénérés et les vêtures en tuiles plates, restaurées.

 

Pierres érodées ou desquamées

  • Piédroits, arcs en tiers-point, meneaux, remplages et réseaux sont en mauvais état.

  • Les fers à té qui traversent les meneaux des baies hautes de la nef et du faux-transept ont fait éclater les meneaux et les piédroits, les remplages ont été repris au ciment.

  • Les statues des douze pignons des bas-côtés nord et sud sont recouvertes de lichens et de mousses, fracturées horizontalement et verticalement. Il manque deux têtes.

Préconisations    

 

  • Les pierres de baie et remplages, fracturées ou érodées, doivent être changées.

  • Les statues doivent être déposées, restaurées en atelier et reposées par un restaurateur spécialisé.

 

Recouvrements biologiques multiples et quelques végétations 

Préconisations

  • Les végétations doivent être coupées puis arrachées.

  • Application d’un biocide puis micro-gommage à basse pression.

 

Couvertures-charpentes

  • Les charpentes visibles de la flèche du clocher, de la nef et du chœur ont été contrôlées et modifiées en 1982. En bois scié, elles ne présentent aucune dégradation.

  • Les charpentes des bas-côtés n’ont pu être inspectées, les combles étant inaccessibles mais le mauvais état des couvertures laisse craindre que des réparations soient à envisager.

  • Les couvertures en ardoises de la flèche du clocher, de la nef et du chœur sont en bon état. Sont à noter cependant quelques lacunes à la flèche, comblées par des feuilles de zinc et le verdissement des versants exposés au nord.

  • Les solins des talus de contreforts sont assez sommaires.

  • Sur les bas-côtés et sur la sacristie, les couvertures sont hors d’usage et ont causé les dégradations des décors peints. Les renvois d’eau et solins au droit des pignons sont sans doute aussi fuyards.

  • Évacuation des eaux pluviales :

  • Boîtes à eaux trop petites, parfois bouchées,

  • Gouttières pendantes entre les pignons des bas-côtés,

  • Chéneau encaissé entre le toit de la sacristie et le chœur, inaccessible, n’a pu être vérifié. Pas de trace de dégât à l’intérieur du comble de la sacristie mais au vu du reste, il est à craindre qu’il ne faille le reprendre aussi.

Préconisations

  • Les couvertures des deux bas-côtés et de la sacristie doivent être reprises à neuf.

  • Les évacuations d’eau entre pignons doivent être particulièrement soignées, les charpentes, révisées et la corniche maçonnée restituée, à cette occasion.

Parements intérieurs : marqueterie de marbre, reliefs en pierre, peints ou non

 

  • Dégradations et restaurations anciennes dues à une très forte humidité ambiante ( 82% lors de l’analyse de Marie-Paule BARRAT ), conséquence de l’utilisation d’un chauffage radiant au gaz qui provoque une forte condensation sur les surfaces froides, à un manque de ventilation, à des remontées capillaires et à des fuites anciennes en couverture.

  • Les décors en plaquage de pierres marbrières devront être testés depuis un échafaudage : joints, parements, lacunes de pierre.

  • Les dallages noir-et-blanc des sols en pierres de Soignies et Lunel comportent, dans les carreaux noirs, un début de desquamation et des efflorescences blanches.

 

Préconisations

  • Les décors peints devront être restaurés par un restaurateur spécialisé selon les prescriptions de Marie-Paule BARRAT.

  • Un état sanitaire des éléments décoratifs en pierre devra être établi par un restaurateur spécialisé qui définira un cahier des charges des travaux à faire.

 

Locaux très dégradés : sacristie, local technique

 

  • Dans la sacristie, nombreuses lacunes de badigeon des parois enduites, des enduits en plafond.

  • Plusieurs marches manquent à l’escalier du sous-sol de la sacristie, plafond prêt à s’effondrer, poutre porteuse du plancher haut étayée par deux chandelles, porte extérieure contrebutée par une solive.

  • Local technique : plus d’enduit des fausses-voûtes, traces d’infiltration d’eau, ébrasements de baies dégradés.

 

Préconisations                        

La sacristie et le local technique doivent être restaurés.

 Vitraux

 

Tous les vitraux doivent être nettoyés.

Certains vitraux présentent des casses et des lacunes.

Les vitraux équipés de fer à té doivent être déposés (éclatement des baies à cause de la corrosion) et les fers remplacés par des barlotières à pannetons et feuillards.

Les barlotières et les vergettes existantes sont corrodées et donc à changer.

Les panneaux restaurés par Claude BARRE en 1982 sont en bon état.

Les grillages de protection extérieure peuvent être conservées.

 

Chauffage

 

Le chauffage par radiants au gaz crée une forte condensation. Un autre dispositif devra être étudié.

 

Éclairage intérieur

 

L’ensemble de l’éclairage intérieur est à revoir : câbles inesthétiques, boîtiers de dérivation non protégés même si les circuits sont relativement récents, lustres en cristal en mauvais état ( on pourrait restaurer d’anciennes suspensions en fer forgé, des années 1920-1930, déposées dans le local technique ). Les appareils actuels, simples ampoules suspendues aux voûtes, diffusent une lumière froide et aveuglante. Projecteurs sur les chapiteaux.

L’éclairage extérieur est peu attrayant : deux projecteurs au-dessus des deux portes.

 

Campanaire

 

Beffroi récent, de 2002 mais le coffret de sécurité électrique nécessite une mise aux normes.

 

Paratonnerre

 

Une seule descente : les normes actuelles exigent deux tresses, avec une liaison équipotentielle et une mise à la terre.

 

Accès P.M.R.

 

La difficulté vient de la différence de niveau entre la porte latérale de l’église et les stationnements en contrebas de l’église. Il serait plus facile de prévoir une place de stationnement près du portail et de modifier celui-ci pour créer un accès conforme aux règles de sécurité.

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